SPHERE Ce texte constitue l'introduction de mon livre
 "De " l'Autisme " " tome 2.
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Le film de Barry Levinson, « Sphère », nous propose un autre type d’enfermement que « Cube ». Cette fois, il s’agit d’une équipe de scientifiques retenus prisonniers dans une maison sous la mer. Un cyclone a coupé toute communication avec la surface. Impossible de remonter tant qu’il durera. Ceci constitue les conditions classiques d’un huis clos. Mais ce ne sont que des modalités marginales quant au véritable enfermement dont il va s’agir.

Les prisonniers du Cube étaient dedans, leur but était d’en sortir. Les habitants de cette maison sous la mer vont découvrir une Sphère, au dehors. Leur problème sera d’y rentrer. Mais le Cube s’est avéré une métaphore du langage, par le biais de l’arithmétique. Impossible d’en sortir, donc. Nous allons voir qu’il en est de même pour la Sphère : tout en restant « dehors », il n’est plus possible d’en sortir. Tant il est vrai que ce qui paraît extérieur au langage, se présentant comme un réel, n’en est pas moins production de ce langage.

Je rappelle ici la constante référence à l’enfermement, dont usent les dits-autistes qui écrivent, Birger Sellin, Temple Grandin, Donna Williams. Sans se prononcer sur cette qualité de sujet qu’on pourrait dire « autiste », nous dirons simplement, pour introduire ce deuxième tome, que ces personnes ont eu affaire, sans nul doute, à ce qu’ils nomment enfermement, et qu’on peut bien nommer avec eux, « autisme ».
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Mais revenons au film de Barry Levinson.

 Un câble de téléphone (sic : cet appareil ne sert-il pas à se parler ?) qu’on est en train de poser au fond de l’océan accroche par hasard l’immense aileron d’un astronef enfoui là depuis 300 ans.

Un groupe de scientifiques est secrètement constitué par le gouvernement américain pour aller l’explorer. Il est formé selon les recommandations d’un psychologue qui a écrit un livre sur ce que devrait être une équipe rencontrant des extra-terrestres : une biologiste, un mathématicien, un physicien, et bien entendu, un psychologue. Ce pourquoi il est là, l’auteur du livre, interprété par Dustin Hofman. Pour rencontrer l’Alien, l’Etranger, il faut se barder de savoir.

Pourtant, l’exploration de la grande carcasse vide de l’astronef  réserve une énorme surprise : les inscriptions y sont en anglais. Quant aux cadavres retrouvés dans le poste de pilotage, ils ont l’air parfaitement humains. Quoiqu’ils aient l’air de s’être entretués… ce qui, finalement, reste aussi assez humain.

Bref, l’hypothèse extra-terrestre ne fait pas long feu. Il en est toujours ainsi dans le fantastique et la science fiction. Plus on se dirige vers l’étrange, c’est-à-dire vers l’extérieur, plus on se rapproche de ce qu’il y a de plus intime en l’homme, à l’intérieur.

 

moebiusheterosur la bande de Moebius, voir "Cube"
à la fois dessus et dessous
à la fois dedans et dehors,
la bande de Moebius est un bord,
 un seuil...
Nous retrouvons ici le franchissement de cette quatrième dimension qui n’en est pas une, la dimension du bord, de ce bord spécial qui fait limite entre la fonction et l’objet. Même l’astrophysique semble obéir à cette loi, que nous avions développée au tome I : il n’y a pas de métalangage. En effet, cette science nous apprend que, plus on s’éloigne dans l’exploration de l’univers, plus on se rapproche de son origine. La dimension de l’espace rencontre ici celle du temps. La lumière qui nous informe de la présence de ces lointaines galaxies mettant des millions d’années à nous parvenir, nous observons ces astres dans l’état où ils étaient il y a des millions d’années, à une époque de plus en plus proche du Big Bang à mesure qu’on s’éloigne. Des structures moebiennes ne seraient sans doute pas inappropriées pour décrire ces questions. Nous avons vu qu’elles l’étaient dans le champ psychanalytique. Pour l’instant, restons-y.
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Donc, nos extra-terrestres sont en fait des américains. Si l’astronef est là depuis 300 ans (ce qui est datable par l’épaisseur du corail qui a poussé à sa surface), une seule explication possible : ce vaisseau est venu depuis le futur dans notre passé. Dans la cabine de pilotage, nos explorateurs réussissent à déclencher un enregistrement holographique du périple des astronautes. Celui-ci s’interrompt brusquement sur la mention « événement imprévu ».

Un peu plus tard, le mathématicien de l’équipe en déduira ceci : nous allons tous mourir ici. Car si nous en réchappions, nous pourrions prévenir les gens du présent et donc ceux du futur. Or cette mention, indiquant que l’événement n’est pas prévu prouve que nous n’avons pas pu prévenir, et  donc, que nous ne sommes pas sortis d’ici. Cette boucle logique, qui noue la dimension temporelle dessine un creux au centre duquel va se tenir la mystérieuse sphère qui va faire l’objet central du film.

Merveilleuse illustration du caractère fondamentalement hypothétique de la pensée : le conséquent se doit de supposer l’antécédent pour y trouver son fondement.

Ici, et selon la formule de Lacan, le sujet reçoit de l’Autre son propre message sous une forme inversée. Le message qui vient du futur dit qu’il n’y a pas eu de message : cela constitue bien un message, négativement. A condition de l’énoncer, c’est-à-dire de le lire : le seul message que nous connaissions du futur, nous tous, c’est que nous allons mourir. Quand et où, ça reste le mystère, le manque dans l’Autre, qu’il vaut mieux laisser vacant.
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Le propos du film repose sur ce délire logique : le fait de pouvoir dire quand et où, efface une dimension de manque dans le message. Quand manque le manque, il y a de quoi se mettre à délirer. Nous avions vu dans le tome I comment l’image du miroir reposait sur un manque : le miroir inversant deux dimensions sur trois, on peut dire qu’il manque une dimension à être inversée. C’est à partir de ce manque qu’il est justement possible de s’orienter en repérant les inversions des deux autres dimensions. Le défaut de ce manque entraîne la désorientation de la folie. Désorientation dans le discours, en ce qui concerne paranoïa et schizophrénie, désorientation dans l’espace en ce qui concerne l’autisme.

C’est là qu’intervient la mystérieuse sphère découverte dans les flancs de l’astronef. Elle nous est présentée comme un miroir convexe, vue de l’extérieur, avec toutefois cette première remarque des explorateurs : « Elle reflète tout l’environnement, sauf nous ». Le manque dans l’image concerne donc les trois dimensions subjectives par lesquelles le corps se repère dans l’espace. Aucune dimension ne manque à être inversée, puisqu’elles manquent toutes. Notre équipe bardée de savoir se retrouve dans la situation fondamentale de celui qu’on dit autiste : ils ne se voient plus dans le miroir.
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sphère par Escher

La sphère se pose comme double énigme : on ne peut y pénétrer, et elle stoppe la réflexion. Le savoir est mis en échec. Mais pas le désir. Car le dit-mathématicien, que cette énigme émoustille fort, y retourne, et il semble que ce soit son désir qui soudain, alors qu’il se tient devant la sphère, fasse apparaître son image. Mais aussitôt qu’elle apparaît, il disparaît. C’est-à-dire que son corps semble se transférer à l’intérieur, ce qui ne peut signifier qu’une chose : le corps se fait identique à son image. Il ne lui est donc plus  possible de jouer de la coupure, donc de la négation, en énonçant : ce n’est pas moi, ce n’est que mon image. Par cette formule, Je m’identifie en M’annulant, en me rendant identique au zéro qui permet les opérations.

Il y a donc eu effet de l’acoupure, qui forclot la négation, rendant impossible la distinction dedans-dehors, corps-image, moi-autre. La négation discordantielle devient identique à la négation  forclusive, ce qu’on appellera forclusion, et spécialement, forclusion du miroir.
spher8 Peu après, des lettres se mettent à défiler sur l’écran des ordinateurs de bord. En quantité, et apparemment sans ordre. L’hypothèse est rapidement posée : l’entité extra-terrestre, ce serait la sphère, et elle chercherait à communiquer. Une idée s’impose : elle a dû substituer une logique sphérique à la logique linéaire du clavier des ordinateurs. En établissant une correspondance entre ces deux logiques, il s’avère qu’il s’agit bien de la clef du code permettant de s’orienter dans le défilé de ces lettres, qui deviennent messages intelligibles. Mais ce sont des messages qui deviennent très vite menaçants. L’entité extra-terrestre semble à la fois ludique et destructrice, comme pourrait l’être un enfant de cinq ans. spher9

A l’extérieur, des méduses géantes s’attaquent à l’une des femmes de l’équipe, et la tuent. Un monstre s’approche de la station sous la mer ; c’est un calmar géant, qui l'agresse et la secoue suffisamment pour provoquer des dégâts importants.

Autorisons nous une petite remarque : du linéaire au sphérique, nous sommes passés du miroir plan au miroir sphérique. Si, dans ce dernier, il ne manque aucune dimension à être inversée, il s’ensuit une désorientation qui abolit la distinction dedans-dehors. Justement, l’inconscient, Freud l’avait défini comme l’infantile en nous. Ce qui semble venir de l’extérieur est, en fait, ce qui avait été refoulé au-dedans et qui fait retour comme étranger et non-reconnu, comme alien. C’est donc l’infantile refoulé de celui qui est entré dans la sphère qui réapparaît ainsi comme réel pour tous les autres.

Diverses conversations nous permettent de saisir de quoi il s’agit. Notre psychologue avait un jour été attaqué par des méduses, lorsqu’il était petit. Il en avait conçu une terreur extrême pour ces animaux, terreur qu’il avait soigneusement tenue inconsciente jusqu’alors. Le mathématicien, lui, avait fait une fixation sur le calmar géant, que décrit Jules Vernes dans  « Vingt mille lieues sous les mers ». Que ce soit par le biais d’une mésaventure réelle (au moins réelle dans le souvenir, qui peut être un faux souvenir, mais qui n’en reste pas moins vrai dans ses effets) ou d’un récit, un animal a été institué comme phobique, comme le cheval pour le petit Hans. Presque tous les enfants en passent par cette phase phobique, où un animal vient représenter ce qu’il en est de l’angoisse fondamentale, l’angoisse de castration. Ce peut être aussi tout simplement la peur du noir.  Le phallus coupé fait retour sous la forme des multiples tentacules de la méduse ou du calmar. Mais cette modélisation sur l’imaginaire du phallus n’est pas forcément nécessaire, ainsi que le montrent l’angoisse du cheval ou la peur du noir.
medusecaravageMéduse par le Caravage

Dans la mythologie grecque, Persée avait coupé la tête de la gorgone Méduse ; installée sur son bouclier, celle-ci avait pour effet de pétrifier ses ennemis. Et pour cause : Méduse avait des serpents en guise de cheveux, ce qui faisait ressembler sa tête coupée à l’animal qui terrorise tant notre psychologue.

Toujours est-il que ce mythe nous met sur la piste de la coupure, qui fait littéralement perdre la tête, ce qui signifie bien : perdre ses repères, être désorienté, notamment au niveau de cette coupure fondamentale qui sépare le dedans du dehors. L’acoupure qu’elle devient, laisse alors voir, à l’extérieur, ce qui était insupportable, à l’intérieur. Au cas où nous n’aurions pas encore compris, le réalisateur nous rajoute une séquence où des serpents d’eau – aussi virtuels que les méduses ou le calmar -  s’introduisent dans le pantalon de notre psychologue en remontant le long des jambes, vivantes incarnations d’un phallus séparé du corps par la castration, revenant de l’extérieur pour menacer le sujet au lieu même de la coupure. Ou encore : gluantes réalisations de la fonction phallique, lorsqu’elle se transforme en objet.

Tel est l’effet de la sphère, tel est l’effet du miroir, lorsque, de plan, il devient sphérique. Une sphère n’a pas de bord, et pourtant, il est clair que sa surface sépare nettement un dedans et un dehors. Nous verrons que l’espace optique interne au miroir sphérique concave est, d’un point de vue subjectif, autrement plus complexe : en se rapprochant de la surface concave, le sujet est pris dans un espace bilatère avant le foyer du miroir – bilatère, comme une bande de Moebius coupée en son milieu – puis dans un espace unilatère après – unilatère comme une bande de Moebius intacte, comme la structure subjective du miroir plan.

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Il faut un certain temps à notre équipe d’océanautes avant de comprendre que ce qui est dehors et qui les menace, vient en fait de l’intérieur de l’un d’entre eux. L’erreur d’une lettre dans le codage, entre le linéaire et le sphérique, leur suffit dans un premier temps à ne pas reconnaître, dans le nom que se donne « la Sphère » sur l ’écran, le prénom de l’un d’entre eux. C’est en corrigeant cette erreur logique, puis en se parlant, qu’ils parviendront péniblement à cette conclusion, après en être passé par des phases de suspicion les uns vis-à-vis des autres, qu’on peut préciser pour être paranoïaques. Ce que produit en effet la suppression d’une dimension de manque dans l’image. L’autre est perçu comme une image non différente de soi, rendue responsable des cauchemars que le sujet ne veut pas assumer en son nom propre.

Un peu comme dans « Cube », l’auteur de la menace peut être n’importe qui. La terreur se déplace de l’animal phobique à la figure du semblable. Et il s’avère peu à peu que tous sont entrés dans la sphère, et que tous sont dans un dedans qui s’est transporté dehors. Dans leur façon de dire, la sphère « réalise » leurs pensées. Elle fait plus que cela : elle réalise objectalement ce qu’il en est de la pensée comme fonction.

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La matérialisation des cauchemars est un excès de conscience. Lorsque le refoulement ne fonctionne plus, le refoulé qui aurait dû rester inconscient, devient conscient. Il n’est donc plus refoulé, il est forclos : aucun jugement ne peut être porté sur sa qualité d’objet interne (pensée) ou d’objet externe (réalité). Ainsi se trouve réalisée la définition que Freud donnait de la psychose : prendre des représentations de mots pour des représentations de chose, ce qui  revient à abolir la coupure entre les mots et les choses. Calmars et méduses sont des objets qui représentent le phallus coupé, mais au-delà, c’est la fonction phallique qui se trouve elle-même coupée, c’est-à-dire ramenée à l’acoupure.

Si nos océanautes ne sont plus capables de faire la coupure entre dedans et dehors, ils produisent cependant des représentations de cette situation, dont ils ne savent pas reconnaître si elle est dedans ou dehors, représentation ou réalité. Ils ont perdu la capacité de produire des représentations qui ont statut de représentation, ce qui les entraîne du côté de la psychose. L’acoupure, comme telle, les mets dans cet état qu’on nomme autisme.

Il y a cependant un moment crucial du film où même cette capacité de produire de la représentation sombre dans l’acoupure. La biologiste a enfermé le psychologue dans une pièce hémisphérique. Elle est parvenue à la conviction que c’est lui qui produit les représentations extérieures qui menacent tout le monde. Elle ouvre donc un sas pour faire pénétrer dedans l’eau du dehors : pour se couper de la source de ses maux, elle abolit la coupure entre dedans et dehors. Il ne s’agit pas d’une recoupe. L’issue n’en peut s’en trouver que dans la mort.

L’eau monte dans la pièce hémisphérique, et notre psychologue voit venir le moment où il va se noyer. Il trouve cependant l’ouverture d’un sas au sommet de la pièce. Il plonge pour aller récupérer un respirateur médical, qu’il emporte avec lui dans l’au-dehors devenu semblable au dedans, ce qui lui permet de revenir dedans par une autre ouverture, dans une pièce différente du dehors, c’est-à-dire pourvue d’air. Ainsi s’en sort-il, in extremis, en instaurant la différence, là où elle avait été abolie.

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Mais dans cet épisode, ce n’était plus une représentation qui était en jeu, mais le corps lui-même sombrant sous les coups de la représentance, la pulsion de mort. Nous décrirons, plus loin, comment cet épisode peut s’entendre en métaphore de ce que produit un miroir sphérique sur l’image du corps.

Comme dans le « Cube », les passagers de la Sphère ne sont plus qu’un, chacun d’entre eux occupant tour à tour les diverses places des différentes instances psychiques. Dans ce dernier épisode, la pulsion de mort, présentifiée par la biologiste (sic) essaie de se saisir de l’insaisissable en l’éliminant. En produisant un trou dans la maison sous la mer, elle abolit le trou que représentait cette maison elle-même dans la compacité d’un environnement hostile. Elle ramène ce trou à sa néantisation sous les auspices du faux-trou.

Nous allons voir, en effet, comment la psychose se produit d’un « trou » au lieu même de la coupure à un tour dans la bande de Moebius. Cette dernière présentant la structure de la coupure, un « trou » dans cette structure en empêche la fonctionnalité.

Comble d’ironie, c’est elle, la biologiste, qui est allé mettre en place le dispositif à retardement qui va faire sauter toute la station. L’acoupure poussée jusqu’à son terme fait exploser l’espace. Les trois dimensions s’abolissent dans la seule « dimension » de l’acoupure.

Ils en réchappent in extremis ; enfin, trois d’entre eux. Recueillis sur un des bateaux, ils s’interrogent : qu’allons nous dire de notre aventure ? Si cette sphère réalise nos rêves, avec un peu de contrôle, ce pourrait être formidable. Mais la voix de la sagesse leur fait dire : nous nous sommes entretués, tout comme les astronautes venus du futur. Force est de constater que nous ne sommes pas prêts à maîtriser une force pareille, la force de notre inconscient. Mieux vaut oublier. Et puisque nous avons le pouvoir de réaliser nos vœux, convenons donc que notre vœu est d’oublier toute cette histoire. Ils en viennent ainsi au dénouement qui s’impose : réintroduire la dimension de manque qui avait été supprimée du fait d’un savoir en trop sur le futur, sur ce trou absolu qu’est la mort. Par la dit-mention de l’oubli, ils réintroduisent le manque d’une dimension à être inversée : ils repassent cette frontière, qui, faite d’une erreur sur une lettre métaphorisée par une dimension, sépare le miroir sphérique du miroir plan.


Et ils joignent leurs mains, tous les trois, comme les trois ronds d’un nœud borroméen. Ils ferment les yeux et, lorsqu’ils les ouvrent, ils ont, en effet, tout oublié. Belle métaphore du refoulement, qui ne saurait se décider consciemment, mais belle image de la responsabilité de celui qui s’assume dans la dimension du manque. La sphère, du coup, remonte du fond de l’océan, et s’élance d’un bond dans l’espace.

Ainsi le nœud borroméen inaugure-t-il la coupure d’avec l’inconscient. Il remet en place la fonctionnalité de la pensée, c’est-à-dire la pensée comme pure fonction, distincte des objets. La métaphore de l’objet extra-terrestre « sphère » venait simplement signifier comment la vie devient invivable, lorsque la pensée se réalise, lorsque la fonction devient objet.

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